Plus de 69 millions de dollars ! Pourquoi cette œuvre numérique a enflammé la blockchain | Beaux Arts

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69,3 millions de dollars. C’est la somme – astronomique – dépensée aujourd’hui pour une œuvre en NFT mise en vente par Christie’s. NFT ? Comprenez « non-fungible tokens » (« jetons non-fongibles » en français), des jetons virtuels qui reposent sur le système de la blockchain et des crypto-monnaies, et qui permettent de justifier un achat tout en garantissant son authenticité et sa traçabilité. On peut donc, avec des NFT, prouver la propriété d’un tweet, d’un GIF ou encore… d’une œuvre d’art numérique.

L’œuvre dont il est ici question est le résultat de treize années de travail : pour Everydays: the First 5.000 Days, son créateur Beeple (Mike Winkelmann de son vrai nom) a créé et accumulé 5000 images en trois dimensions, entre le 1er mai 2007 et le 7 janvier 2021. Le résultat est un assemblage de 21 069 pixels sur 21 069, constitué de dessins et d’animations, fruits d’un labeur quotidien, qui égrène les jours et leur donne une consistance – virtuelle.

C’est donc grâce à la promesse de sûreté de la blockchain (technologie sur laquelle reposent les crypto-monnaies, apparues à la suite de la crise de 2008), que l’œuvre Everydays: the First 5.000 Days existe en tant qu’objet unique. L’enregistrement de cette œuvre comme NFT garantit à son acheteur la preuve incontestable de sa propriété (mais n’empêche pas en revanche sa reproduction par un faussaire, risque que connaissent bien les acheteurs de peintures et de sculptures !). L’augmentation spectaculaire des prix des œuvres en NFT ces dernières semaines et l’attention médiatique et populaire qu’a suscité cette vente – 22 millions de personnes se sont connectées au site de Christie’s pour assister aux enchères – témoignent-elle d’une nouvelle bulle spéculative ou de l’émergence d’un nouveau marché ? De quoi nous laisser songeurs !

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